Pour les adolescents: 

Thérapie psycho-émotionnelle et cognitivo-comportementale

Étudier à la maison

Grandir en cette période d’incertitude est difficile. L’actualité du moment nous confronte à nos craintes et nous avons besoin, plus que jamais, d’être rassurés.

Dans ce contexte flou, les adolescents peuvent vivre des peurs et des angoisses. Pour faire face aux difficultés, la majorité d’entre eux s’en sortent plutôt bien. Néanmoins, les plus sensibles utilisent leur système de défense afin de survivre. Très souvent, cela ne sert qu’à éviter ce qui est difficile et par conséquent, l’estime de soi s’en trouve érodé. Chez ces adolescents, la peur est régulièrement présente et pas nécessairement détectée. Le mécanisme (inconscient) de l’adolescent est bien souvent de cacher cette émotion et la colère prend alors le dessus. Il s’agit d’une situation de confusion émotionnelle.

La thérapie psycho-émotionnelle et cognitivo-comportementale intervient alors pour l’aider à se dégager de ce mécanisme qui ne lui est pas bénéfique. Elle consiste à amener le jeune à verbaliser ce qu’il ressent, ce qu’il pense et ce qu’il croit. Dans le jargon, on parle de restructuration cognitive. Des exercices simples, réalisables, mesurables et observables sont proposés. Séance après séance, l’adolescent reprend confiance en lui, se remet debout et peut avancer.

Il est évident que s’il y a nécessité, la collaboration avec un tiers (pédopsychiatre, enseignant, parent,…etc) est à solliciter.

Pour les parents: 

Accompagnement parental basé sur la méthode de "Haim Omer"("la Nouvelle Autorité")

Portrait de famille

Dans un premier temps, une évaluation des difficultés de l’enfant est partagée avec les parents. Suite à ce bilan, un protocole de suivi est mis en place. La priorité sera de faire descendre la pression.

Comme exprimé dans l’ouvrage du Docteur Nathalie Franc et du Professeur Haïm Omer, l’enfant prend le pouvoir sur ses parents et plus généralement sur la maisonnée, et toute tentative d’aller à l’encontre de ses désirs peut entraîner des crises, des colères, de la violence ou des menaces.

Ce phénomène reste mal connu, car il s’agit d’un sujet tabou qui ne représente pas une catégorie diagnostique identifiée.

En s’appuyant sur l’utilisation de méthodes reconnues (TCC, psychoéducation, mindfullness, résistance non-violente), le processus permettra de désamorcer la violence, éviter les escalades et reprendre l’autorité. *

 

*Extrait du livre « Accompagner les parents d’enfants tyranniques » des Éditions DUNOD.

Pour les enfants: 

Thérapie psychomotrice

Centre de garde d'enfants

Les enfants difficiles n'existent pas. Il n'y a que des enfants en difficulté.

Dans le cadre de la thérapie psychomotrice, l'enfant va pouvoir s'exprimer via des activités spontanées et/ou dirigées. À l'aide du jeu, les zones de confort et d'inconfort seront définies.

À la fin de la séance, l'adulte aide l'enfant à se resituer émotionnellement par rapport à cette expérience vécue, soit verbalement soit par le dessin ou encore au travers d'un jeu de rôle (modèle du Jeu des 3 figures de Serge Tisseron). Le décodage tonico-émotionnel, l'empathie et la syntonie favoriseront également ce processus.

D’autre part, le parent a lui aussi besoin d'aider son enfant. C'est pourquoi, parallèlement, un programme issu des thérapies comportementales lui sera confié. Cette guidance parentale permet d'améliorer la situation à la maison.